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Bonjour et bienvenue

Plage du Magouer

Annette CANARD

Mon rêve convie

Mes hiers à mes lendemains

A la paresse

Et

Au

Libertinage.

Mes 16 ans farouches,

Désobéissent au temps.

Me fardent en lycéenne,

Et

S’envolent vers un exquis caprice.

Sur ce fil du temps,

Mes jours

Murmurent,

Libres.

Mes nuits

Me désobéissent

Et

M’enflamment.

Mon cœur

Tout fredonnant,

S’emporte.

Je laisse

Danser

Mes aubes

Et

Gambader

Mes crépuscules.

J’offre

La pluie

A mes matins d’été.

Ses yeux

Enfin

Me contemplent

Autrement

Que

Cette pastourelle

Indifférente

Et

Frivole.

Ses lèvres

Pillent

Ma bouche

L’aveuglant

De

Baisers audacieux.

Mon soleil

Se

Lève

Enfin.

Annette Canard – 29/05/2013

Notre camaraderie

Est

Un fabuleux trésor

Naissent nos belles confidences.

Il faut le protéger.

C’est un jardin mystérieux

Rempli

De roses d’alliance.

Nous nous précipitons

Pour

Soigner nos maux qui résonnent

Pour

Soulager nos peines qui bourdonnent.

Tu es la tendre main

Qui

Essuie mes larmes salées

Elles en deviennent sucrées.

Nos secrets cachés,

Nos peines enfouies, inassouvies

Possèdent

Une épaule pour s’y reposer

Et

Un cœur pour consoler.

Un partage de joie et de douleur

Sous

Un arc-en-ciel avec toutes ces couleurs.

Si un jour

Tu es en détresse

Envoie- moi un SOS.

Même

Si mes mots ne viennent pas

Si je suis maladroite

Je serais toujours là pour toi.

Dans une folle farandole

Je réunirais mes amies

Et

Avec elles

Je fêterais ma vie nouvelle.

Annette Canard – 05/2012

Un duo de choc

Nous formions

Ma co-bonbon et moi

Elle

Divine telle une étoile

Blonde aux yeux noisette

Superbe

Moi

Sauvage telle une lionne

Châtain aux yeux verts

Indomptable

Le monde s’ouvrait à nous

Et nous attirait

Tels deux papillons de nuit

Vers la lumière

Deux ouragans

Tempêtant sur la maison Desorme

En paire osions la chimère

Jusqu’au bout de nos rêves

Nous cheminions

Nos prof

Nos éduc

Nous avaient promis une vie docile

Des jours faciles

Des nuits sans ennuis

Des lendemains tranquilles

Si obéissance, sagesse et étude

Etaient nos voies

Mais

Ennuis mortels pavaient celles-ci

Notre vie

Devait demeurer notre aventure

Menée à notre guise

Et si la folie nous était permise

Nos jours étaient exquis

En filles indociles

Nous sortions des droits chemins

Pour nous sentir libres

Vivantes

Immortelles

Et l’adrénaline

Nous dopait

En garces

Sous nos grands airs

Usant nos miroirs

A nous maquiller trop pour être vue

Trichions parfois avec les sentiments

Incendiant

Assassinant

Nos princes charmants

Noyant nos amours mortes

Dans un flot de censures

Pour qu’à nouveau

Nous puissions nous pavaner

Devant les rois de la savane

Fières et séductrices

Pour appâter

Un nouvel amant

Nous partagions nos erreurs

Nos douleurs, nos regrets,

Nos châteaux de paille

Mais d’un revers

Balayons ces pensées obscures

Impossible

Rayé de notre vocabulaire

Jusqu’aux frontières de nos rêves

Nous nous évadions

La lune décrochée

Réveillait en nous

Le feu

Qui se consumait jusqu’aux aurores

Souveraines de nos exploits

Nous renions la loi carnivore

Brûlant nos ailes

Lorsque nous voulions mordre

L’horizon

Un monde à refaire

Nous y avons cru

Nous y avons pensé

Nous l’avons convoité

Devant cette impasse

La sagesse

Nous adossons

Sans peur

Nous épousons notre destinée

Les serments

Que nous nous sommes jurés

Consolident

Notre amitié

Qui jamais

Ne se fissurera

-=-=-=-=-
” dédié à mon amie Christiane Deboes ”
-=-=-=-=-

Annette Canard – 05/2012

Soûlons-nous,

Cuitons-nous,

Buvons à notre santé,

Chaque jour.

Tenir,

Pour fuir l’asphyxie,

Sous la lourdeur,

Des saisons qui meurent,

Sans que rien ne se passe.

Broyant nos épaules,

Brisant nos rêves.

Alors,

Dévergondons nos têtes,

Attisons nos élans,

Sans halte,

Sans répit,

Enivrons-nous.

A coup de vignoble,

A volée de lyrisme,

A raclée de valeurs,

C’est à notre gré.

Et si souvent,

Nous nous éveillons,

L’extase évanouie,

Dans un manoir éteint,

Sur les berges d’un étang souillé.

Questionnons,

L’oiseau,

Le vent,

Les nuages,

Les jours,

Ceux

Qui s’évadent,

Qui chantent,

Qui pleurent,

Interrogeons

La pendule,

Sur

L’heure,

La minute,

La seconde.

Tous

Assureront

Qu’il est impératif

De

Ne pas

S’éterniser

Ni

De sombrer

Dans la sobriété.

Annette Canard – 05/2012

Vilain démon

Qui

Hante mes jours et mes nuits.

Lorsque je m’abandonne

Dans mes mots je t’obéis

Parfois

Même dans mes oublis bénis.

J’aimerais que tu abdiques

Toi

Qui est scellé en moi depuis ma naissance.

Tu m’offres l’innocence.

Ce sortilège qui sans relâche me déconcerte.

La fée qui s’est penchée sur mon couffin

M’a dit que c’était pur et innocent

Tous les anges ont roucoulé.

Les perfides

Si souillés

Me jugent cocasse et stupide.

Pourtant

Tu demeures ma maîtresse

Despotique pour mon coeur tatillon.

La posséder

C’est magique au-delà des tourments.

Une gosse sommeille dans ses chemins.

Flamboyante carence

Qui n’est pas pêché ou faiblesse.

Seulement

Un insolite héritage.

L’ailleurs

M’accompagne sans cesse.

Etourderie

Tu me bénis

Car mon œil voyage vers le meilleur

Ma tête exprime cela

Mes mains

Tâtent autre chose

Ma fantaisie

Tourbillonne et pirouette dans mon esprit

Je suis une immuable distraite

Je suis là-bas et ici

Annette Canard – 06/2012

Comme

Cet épi

Qui se dandine

Au son du vent.

Un peu fou,

Insouciant

Et

Fidèle au soleil.

Pensant,

Qu’il ne brille que pour lui.

Comme

Cet oiseau

Qui fredonne,

Dévoué à la brise

Qui éparpille ses mélodies.

Comme

Cette pluie

Qui n’est féérique

Que par son arc-en-ciel.

Comme

Cet océan

Profond et puissant

Quand il le croit.

Comme

Cette terre

Fertile

Rebelle

Et indomptable

Se dérobant

Sous d’abondants grains de sable

Ou

Se perdant

Dans une magie tropicale.

Comme

Cette étoile,

Scintillante,

Princesse de la nuit

Et agonisante filante

Comme

Cette fleur

S’épanouissant

Souvent,

Sur un champ de ruines

Se déboutonnant,

Rarement,

Dans un jardin merveilleux.

Taquinée en bouton,

Butinée en éclosion,

Dédaignée fanée.

Se cramponnant à son ultime feuillage

Comme

A des espoirs qui ne viendront pas.

Comme

Cette feuille d’automne,

Tourbillonnante,

Affolée,

Malmenée,

Sachant que l’heure du trépas est proche ?

Comme Juliette

Qui étreint son Roméo,

Pensant que l’amour demeure au-delà de la mort.

Je suis tout ça

Moi

La simple mortelle

Annette Canard – 06/2012

Nulle chose n’est conquise.

Ni la puissance,

Ni la faiblesse,

Ni l’amour.

En vain,

J’ai tenté d’enlacer l’être aimé.

Mais,

Son ombre est celle d’un supplice.

En vain,

Je me suis hasardée d’étreindre sa chance.

Mais,

Sa raison l’a pulvérisé.

Son destin singulier est une amère rupture,

Semblable à une sentinelle désarmée.

Souvent,

Il s’interroge,

Refuse de s’évader de ses draps douillets.

Le vide,

Le vague,

Le consume perpétuellement.

L’aimer est douloureux.

Mon sublime amant,

Mon admirable écorchure

Vit en moi,

Comme un oiseau sans ailes.

Des saisons,

Pour s’initier à vivre

Nos espoirs s’étiolent.

Dans les ténèbres,

En chœur,

Sanglote notre âme amoureuse.

Du chagrin,

Des remords,

Pour couronner un battement.

On s’aime dans la douleur.

On se vénère dans la torture.

On s’adore à en perdre nos couleurs.

Annette Canard – 07/2012

Course de vie,

Clopinant entre ciel et terre.

La pierre dirige nos pas.

Tantôt,

Chancelants,

Sur des allées grandioses,

Embaumées de rosiers ombrageux.

Tantôt,

Assurés,

Sur des autoroutes sans issues.

Parfois,

Hasardeux,

Sur des sentiers rocailleux.

Souvent,

Affolés,

Sur des chemins de croix.

Flânant,

Musardant,

Galopant,

Bondissant.

La chance,

Nous escorte brièvement

Ou

Nous arrose copieusement.

Le malheur,

Embusqué ou fardé

Est toujours à l’affût

D’une dégringolade.

L’éboulis

Nous ramène fatalement

A la renaissance,

Contraignant

Nos genoux

Fatigués,

Ecorchés

A reprendre

La course folle.

Parfois,

Si près du but

Que nous pouvons effleurer les étoiles

Du bout des doigts.

Mais

L’essentiel,

C’est de participer à notre vie.

Annette Canard – 07/2012

Sur un chemin éclaboussé de pluie,

Torturé par des combats sans fin,

Une enfant batifolait.

Elle crayonnait de petits rectangles

Qu’elle noircissait de chiffres.

Lançant sa pierre,

Elle sautillait allégrement,

De case en case.

Un parcours de longue haleine,

Gorgé de belles aventures.

Elle offrait au vent

Sa belle et longue chevelure

Rehaussée d’un ruban bleu.

Elle riait aux éclats.

Ses yeux se promenant sous un ciel gris,

Elle oubliait en jouant les parfums de son infortune.

Soudain,

Au loin,

Déchirant l’horizon,

Le canon cracha son venin.

Sur le chemin mouillé d’orage et de sang,

Un petit corps innocent gisait sur la marelle.

Oh pays maudit,

Egaré dans ses querelles vermeilles

Qui

Dédaigne ses enfants enjoués.

Tu déshonores ton drapeau.

Annette Canard – 07/2012

Inapte,

D’être une femme mûre accomplie.

Je m’amuse de tout,

Sans me soucier des ricochets.

Mes mots,

Je les respire,

Sans me tourmenter du pire.

Innocente,

Délirante,

Suis devenue.

J’étais

Captive,

Egarée,

Dans ce monde

Trop Vaste

J’oubliais mes marques.

Alors,

Ne m’éveillez pas.

Ne me dites surtout pas

Que

Mon art

Est né du vent.

Que

Je ne suis qu’une enfant.

Que

Je m’échappe de la vie.

Que

Je m’aveugle de passion.

Que

J’expirerais seule

Dans mon coin sombre.

Si

Rêver,

Imaginer,

Sont des fautes,

Jetez-moi en prison,

Enfermez-moi dans une forteresse,

Enchaînez-moi au bagne,

Je m’évaderais

Et

Je recommencerais

Annette Canard – 07/2012

Traducteur
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Pour Andréas et Eva