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Bonjour et bienvenue

Vu tour 13 ( Paris)

Roland GASCHEN

Maintenant ?

Jeté sous les ponts, mendiant.

Allongé derrière des cartons, ma maison.

Emmitouflé dans des haillons, des chiffons.

J’écoutais les rires moqueurs des passants.

Que faisait pour nous le gouvernement.

Maintenant ?

Nous n’avons pas d’argent, pas de logement.

Les flocons de neige soufflés par le vent.

Formaient sur mon corps un linceul blanc.

Et ma vie fût portée par ce vent.

Que ferait pour nous le gouvernement.

Maintenant ?

©1988 Roland Gaschen

Coeur vaillant, cerf volant
Nous étions plus de cent
De divers horizons
Une même passion, les avions
Petits et grands pleins d’ambitions
Une même passion, les avions
Puis un jour d’exception
Changement de direction
Une même passion, les avions
Mais ce jour d’émotion
Déception, illusion
Une même passion, … ………..
Passionnés nous étions
Passionnés nous restons
La même passion, les avions
Coeur vaillant, cerf volant



© 2007 Roland Gaschen

DESOLATION

 Je suis enfin parvenue sur ces îles paradisiaques après plusieurs hésitations.

Tremblante d’impatience, frémissante du désir de pénétrer des terres inconnues.

Ces îles sentaient bon la liberté, les parfums du Soleil levant embaumaient l’air.

Au loin montagnes et volcans dominants les paysages paisibles

Le sable blanc des plages vierge de pollution.

Peuple nippon, accueillant, souriant

Mon arrivée était annoncée depuis longtemps, personne ne m’attendait !

Insensible, pensant que la nature faisait pour la énième fois un caprice, ils m’ignoraient.

Folle de rage devant tant de mépris, je ne suis allongée sans retenue sur les plages, villages, villes …

Apportant le désespoir, marquant les chairs, choquant les esprits

Libérée ma folie, j’apporte le feu, l’eau, le vent, rien ne peux arrêter

Brisant les vies, symbole d’une existence éphémère, ces âmes que j’emporte dans mes sillages de boue et de sang

Peu importe ils oublieront

Détruisant les constructions, symbole d’un savoir-faire millénaire, balayées comme des fétus de paille

Peu importe ils oublieront

Ils oublieront !

Pendant des jours et des jours, mon nom sera prononcé avec crainte et respect

Les peuples du monde tremblent de leurs voisins, mais c’est de moi que la peur viendra

Rappelle-toi de moi ! Je reviendrai

Désolation ! C’est mon nom

Mai 2011 – Roland GASCHEN

Traducteur
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Pour Andréas et Eva